Connaissez vous Tony Gum, l'artiste de Cape Town la plus cool du moment?

Untitled design (1)Tony Gum X The Lake Magazine

 

Le coup de coeur du jour revient à Tony Gum, une jeune artiste de 21 ans originaire de Cape Town. Cette artiste en apprentissage, propose dans ses photographies un savant mélange entre l’art, la mode et la culture du monde. Elle aime s’appeler artiste en apprentissage” parce qu’ elle n’a pas la prétention de tout savoir et aime apprendre. S’exprimant grâce aux autoportraits, Tony Gum ne veut pas être perçue comme une égocentrique. Elle se photographie parce qu’elle estime qu’elle se connaît mieux, mais aussi parce que selon elle, tout le monde devrait nourrir et célébrer son art.


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Art by Tony Gun

On a craqué pour ses autoportraits, plein de style, vibrants de couleurs, à l’esthétique fraîche et donnant cette impression d’ « effortless ».

Mais au-delà de l’appréciation purement esthétique, on adore l’hommage fait à la femme et à ses origines africaines. Par l’aspect traditionnel des costumes qu’elle porte sur ses photos, on ressent l’affirmation de son identité africaine. C’est d’ailleurs pour la mise en avant de l’art africain qu’elle utilise Instagram comme principal outil de communication.

2_3_crates Black Coca-Cola Series – Pin up, Courtesy Tony Gum, 2015

A tout juste 19, l’artiste proposait sa série Black Coca-Cola, visant à inclure dans son art des éléments occidentaux faisant partie de son quotidien, tout en mettant en évidence l’importance de son héritage africain. Elle s’inspire de son Afrique, où deux mondes cohabitent sans permettre à l’un de prendre le dessus sur l’autre.

Gum-Tony-pigozzi-collection-1872Black Coca-Cola Series – Bunny Girl, Courtesy Tony Gum, 2015


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Milked in Africa – Spilt milkCourtesy Tony Gum, 2016

L’un des ses derniers projets, Milked in Africa, touche aux questions de colonialisme, d’exploitation africaine et aux conséquences que celles-ci ont sur la société d’aujourd’hui.

nothing-but-the-wax-free-da-gum-series-II-with-border-corps4-700x1024 Free Da Gum I, Courtesy Tony Gum, 2016

Enfin, avec Free Da Gum, l’artiste s’inspire de l’esthétique, mais aussi de la force revendicatrice de Frida Kahlo. Par cette série de photographies, Tony Gum dénonce la souffrance africaine, l’oppression et la misogynie notamment dans le monde de l’art. Elle cherche, d’après le portrait fait par la galerie qui l’expose, à “déconstruire, enflammer le désir et apporter une vision plus favorable de l’Africanité.

Je vous conseille de la suivre son instagram, ça vaut le détour !